|
2ème
trimestre 1999
Editorial
Dérangez
un équilibre. S'il se reconstitue naturellement, c'est un équilibre
stable; s'il s'effondre, c'était un équilibre instable.
Pour ceux qui voudraient visualiser, il suffit d'imaginer deux corps protégés
l'un par un manteau, l'autre par un château de cartes, et de faire
souffler la bise. Le manteau retrouvera son drapé normal dès
l'arrêt de la bourrasque; quant au château de cartes...!
Lorsqu'on veut stabiliser
un équilibre instable, ou tenter de le faire, on invente un dogme:
"Le chef a raison. Pourquoi? Parce qu'il est le chef", "Le château
de cartes est solide. Pourquoi? Parce qu'on vous le dit". Le dogme ne
s'explique pas, il s'affirme. Il empèse comme l'amidon et retarde
l'effondrement de l'équilibre instable. Il génère
en lui-même sa propre violence car, hors du groupe des fidèles
qui y voient une vérité révélée, il
est souvent perçu comme une imposition intolérable.
Actuellement nous
donnons l'impression d'être en fuite en avant perpétuelle,
en équilibre instable général, avec trois dogmes,
piliers de notre apparente sérénité, de notre stabilité
provisoire: "La croissance nous enrichit, apprenons à partager",
"Plus un jeune aura de connaissances, plus facilement il s'intégrera
dans notre société " et "Nous avons la moins mauvaise
des organisations politiques".
Peut-être!.....mais
si ce n'étaient que des postulats? Nous sommes tellement imprégnés
des idées de Keynes que nous reprenons sa phrase " La meilleure
façon de gérer l'incertitude, c'est de faire comme tout
le monde". Est-ce vraiment la meilleure? Les jeunes ont plus besoin d'entraîneurs
que de connaissances pour affronter demain en évitant les trois
écueils de la soumission de la révolte et de la fuite. Nous
semblons ne nous inquiéter que de la révolte. C'est préoccupant.

La violence |
 |
|
La
violence est à l'école, dans le métro, dans
les stades et les banlieues. Nous la sentons monter inéluctablement.
Est-elle l'oeuvre de "sauvageons" qu'il va falloir apprivoiser,
tenir ou mater, selon les sensibilités politiques? Ou bien
y a-t-il un vrai risque que cela soit beaucoup plus préoccupant?
Lire
la suite...
|

L'éducation |
 |
Le
but de l'éducation est l'harmonieux mélange de l'esprit
de décision, de la capacité d'expression,
de l'efficacité de ce qu'ils entreprendront, de la tolérance
vis à vis des tiers, des connaissances nécessaires
et des expériences bien ingérées. Nous
reparlerons dans une prochaine Lettre de l'Ecosophie des liens entre
ces six qualités. Que chacun arrive à développer
à son maximum individuel, cet équilibre, en utilisant
et en travaillant la perception, le discernement et la volonté
dont il a été doté. La République nous
a appris que tout enfant a droit à ce parcours d'effort,
fondé sur le désir de grandir, quelle que soit sa naissance.
Lire
la suite...
|

Les lieux d'éducation
|
 |
|
En
plus de la famille, deux types de lieux paraissent complémentaires
et nécessaires à un bon apprentissage de la vie.
Le premier
est ce que l'on appelle collège, lycée, université.
Un lieu centré sur l'apprentissage de la connaissance, un
lieu nourri d'écoute et de tolérance, un lieu où
l'expérience des autres est racontée, qu'elle soit
mathématique, philosophique, biologique, géographique,
mécanique ou simplement humaine, un lieu où l'action
est faible mais où le désir de connaître trouve
à s'assouvir, un lieu qui ressemble à nos écoles
de campagne et à nos universités du début du
siècle. Lire
la suite...
|
Courrier
des lecteurs!
Bernard
BOUGON,
49 ans, consultant, Alsace,et Gérard
VAUGEOIS, 52 ans, cinéaste, Ile de France, ont rejoint le
comité
de rédaction.
|