|
2ème
trimestre 2000
Editorial
Nombre
de nos lecteurs nous disent : " Nous sommes d’accord avec
vos analyses, mais que proposez-vous ? " ou bien " Oui
mais que faire ? ". Pour répondre, il est d’abord
essentiel de ne pas tomber dans une des deux ornières que nous
avons décidé d’éviter.
Le premier écueil
est l’erreur politique, l’électoralisme, la solution apportée
de l’extérieur, toute faite et indolore, celle qui ne fait que
reporter les problèmes sans en résoudre aucun. Notre classe
politique trop soucieuse de nos réactions épidermiques certains
dimanches, y baigne en immersion complète, au moins en public.
" Votez pour moi, et vos problèmes seront résolus ".
La classe politique fait semblant de nous croire adulte et nous prend
pour des enfants.
L’autre erreur est
le renoncement, l’abattement, le " ça nous dépasse,
on ne peut plus rien faire, personne n’y peut plus rien ", la
tête qui se baisse devant un nouveau sacré avec son accompagnement
naturel de repli sur soi et sur l’argent. On abandonne la société.
Cette erreur là, gagne chaque jour du terrain et le rejet par beaucoup
de l’erreur politique, ne la justifie pourtant pas.
A la réflexion,
la réponse est connue de tous. Elle dérange et n’est pas
très digeste. Beaucoup de sueur pour éviter s’il est encore
temps, et au moins limiter, les larmes et le sang. Mais sur quoi porter
ce travail, cet effort ?
Infiniment probablement
c’est à l’analyse qu’il faut d’abord se consacrer. Il nous faut
éliminer ce qui nous fausse la vue et le raisonnement comme la
croissance économique ou la réduction de l’éducation
à l’instruction, ou encore la confusion entre la hausse des prix
et l’inflation.
Ensuite et pour
aborder les problèmes à résoudre, au moins…
il fera jour.

Les rouages de l'aveuglement : confiance,
croissance, croyance |
 |
|
L’Etat
dépense chaque année 200 milliards de francs de plus
qu’il ne rentre par l’impôt. cela fait chaque année
une dette supplémentaire de 3.500 francs par français,
enfants, vieillards et handicapés compris. On appelle cela
le déficit budgétaire et tout le monde s’accorde à
devoir le limiter sans pour autant proposer de le supprimer. Le
remboursement de cette dette ne pourra se faire que par de nouveaux
impôts, un arrêt de la distribution sociale (retraite,
RMI, assurances maladie ou chômage), ou le bouleversement
du système par la grande violence. Il est frappant de constater
l’unanimité avec laquelle la classe politique regarde ailleurs
quand il s’agit d’affronter le problème du remboursement
de la dette.
Lire
la suite...
|

Médias et enfantillages |
 |
|
Les
enfants colorient sur des dessins préimprimés. Il
sont convaincus d’avoir fait un beau dessin et les adultes regardent
d’un œil amusé ce qu’ils croient n’être que du coloriage.
Par manque
de temps paraît-il, les radios et les télévisions
ne nous proposent habituellement que des canevas quel que soit le
sujet traité. Elles y rajoutent toujours une dose d’affectif
pour capter notre attention, pour nous captiver. Sur ce canevas,
nous projetons notre vécu, nos connaissances et nos expériences.
Nous voyons et entendons tous des choses différentes, mais
nous sommes tous sûrs de l’avoir vu et entendu.
Dommage que
nous ayons perdu notre âme d’enfant ! Nous saurions que
c’est notre création et non la vérité.
|
Courrier
des lecteurs !
|