3ème trimestre 2000

Editorial

         Notre société donne l’impression d’avoir renoncé à l’éducation en la confiant à la fonction publique, à la plus grosse entreprise mondiale depuis que l’armée soviétique n’existe plus, à savoir le ministère français de l’Education nationale.
          Sans rentrer dans une quelconque polémique sur la différence entre l’Education nationale et l’Instruction publique pour savoir vraiment ce que le ministère administre, la Lettre de l’écosophie souhaite apporter quelques éléments de réflexion sur des points fondamentaux de l’éducation.
          Il nous a paru important de parler des éducateurs dans un monde où l’éducation est trop souvent administrative, de la loi et de son vécu, en un temps où tout se mélange dans les têtes, des hommes et des femmes différenciés autrement que par les fameux " celles et ceux " qui annonce le politique à vingt pas.
          Il ne s’agit que de petits morceaux de réflexion avec lesquels chacun pourra construire, s’il le souhaite, sa vue de l’éducation.


Le référent et le quotidien

         Un groupe a toujours une raison d’être, une loi plus ou moins explicite qui lui donne sa cohésion, un roc auquel on se réfère et qui éclaire au quotidien l’échange des êtres, l’apport par chacun de sa personnalité, le don de soi et l’accueil des autres. Mais cette raison d’être du groupe, ce référent, se confond trop facilement avec son utilisation, son application quotidienne alors qu’il ne devrait que se superposer. Lire la suite...


Les éducateurs

         Parents, étudiants ou retraités, bénévoles ou professionnels, ils doivent s’aimer suffisamment pour aimer les autres et savoir, à l’avance, qu’ils sont provisoires. Ce dernier point est essentiel car la relation avec l’adolescent s’arrêtera d’autant plus brutalement qu’elle aura été profonde. Elle cessera sans préavis, le jour où l’enfant aura besoin d’autre chose.
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Egalité fondamentale des hommes
et des femmes

         La complémentarité – qui est l’essence même de l’amour, de la vie, de la croissance, mais qui nécessite de nous appuyer les uns sur la solidité des autres et réciproquement, sans pour autant ignorer nos faiblesses à tous – laisse de plus en plus la place à la recherche de l’identité, mot terriblement ambigu qui véhicule à la fois la recherche de soi-même et le refus d’être différent des autres. Il n’est pas neutre que la phrase " je cherche mon identité " puisse s’entendre simultanément comme la question " qui suis-je ? " et comme la réponse " identique aux autres ". Lire la suite...