1er trimestre 2001

Editorial

         Il est difficile de parler simplement de sexualité car la sexualité n’est pas simple. Elle est même si peu simple que tout le monde s’évertue à la simplifier, à l’expliquer, à la décortiquer et à la présenter sous toutes ses coutures.
         Chacun sait, au fond de soi, que la beauté de la rigueur luthérienne, si bien campée par Bergman dans " Fanny et Alexandre ", que la norme officielle sécurisante, recouvrent en fait une hypocrisie, un non-dit, une énorme difficulté à gérer l’ingérable, c’est-à-dire l’opposition, présente en chacun, entre la complexité de sa sexualité intérieure et le besoin social d’avoir dépassé tout ça.
         Il faut la force de caractère d’un Dutronc pour oser chanter : " Tous les goûts sont dans ma nature ". Ce sujet est tellement complexe que nous supplions sans le dire que l’on nous donne les critères du bien et du mal.
         La Lettre de l’écososphie bien sûr ne sera jamais le gourou dispensateur de bons et de mauvais points. En revanche, elle essaie petitement d’avancer et de faire avancer la compréhension de ce qui paraît souvent incompréhensible. Regardons avant de raisonner.
         En éducation, oublier la sexualité ou la survaloriser sont deux pièges à éviter. Avant tout, il faut comprendre comment l’évolution sexuelle se fraie son chemin d’une manière toujours similaire, jamais identique.


Les Trois Etapes

         La sexualité n'a sans doute jamais été en éducation, en dépit des apparences, un sujet aussi tabou. C'est un sujet sur lequel ce qui est entendu relève bien souvent de difficultés cachées qu'a vécues celui qui parle et qu'il a du mal à s'avouer à lui-même. Cela génère facilement l'excès tant dans la justification que dans la condamnation. Lire la suite...


Le bateau coule

         A l'annonce froide et objective de l'imminence du désastre, nos réactions nous révèlent à nous-mêmes, dans nos héroïsmes et nos médiocrités, rarement dans notre efficacité.
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Courrier des lecteurs !